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Se mettre en priorité : l’acte le plus difficile… et le plus libérateur

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Je ne sais pas qui a besoin d’entendre ceci, mais bref…

Se mettre en priorité est l’une des choses les plus difficiles à faire.

Surtout quand on a grandi avec une idée profondément ancrée :

  • La gentillesse est une vertu suprême.
  • Penser aux autres avant soi est une preuve d’amour.
  • On sera récompensé pour sa bonté.

Et si ce conditionnement, aussi noble soit-il, devenait parfois une prison ?


Quand la gentillesse devient un piège

Pour beaucoup d’entre nous, la tentation est constante :

  • On pense aux envies des autres avant les nôtres.
  • On interprète leurs besoins comme des commandes.
  • On se plie.
  • On s’adapte.
  • On anticipe.

Et on espère.

On espère que la balance s’équilibrera.
On espère qu’on nous rendra la pareille.
On espère qu’on remarquera nos efforts.

Mais ce qui arrive souvent, c’est autre chose :

👉 On rumine.
👉 On accumule des frustrations.
👉 On se sent invisible.

Parce que le monde ne fonctionne pas comme un système automatique de récompense de la gentillesse.


L’illusion du retour d’ascenseur

Tu organises des surprises.
Tu fais plaisir.
Tu offres ton temps.
Tu sacrifies tes loisirs.

Mais au fond… tu espères.

Tu espères qu’un jour :

  • On t’organisera un anniversaire surprise.
  • On prendra l’initiative pour toi.
  • On te dira : “Assieds-toi, aujourd’hui c’est toi.”

Et parfois, ça n’arrive pas.

Pas parce que les autres sont méchants.
Mais parce qu’ils ne vivent pas dans ta tête.

Dans un monde qui va vite, chacun est absorbé par ses propres urgences.


Déléguer son bien-être : l’erreur silencieuse

Voici une phrase qui dérange :

Déléguer son bien-être est l’une des choses les plus risquées qu’un être humain puisse faire.

Quand tu attends que quelqu’un organise ta joie, ton repos, ta reconnaissance…
tu mets ton équilibre entre les mains d’autrui.

Or personne ne peut prendre soin de toi mieux que toi-même.


Des exemples concrets

🔹 L’anniversaire silencieux

Marc organise des surprises pour tout le monde.

Le jour de son anniversaire ?
Un simple message rapide.

Marc est blessé.

Mais il n’a jamais dit que c’était important pour lui.

Il a espéré qu’on devine.


🔹 La mère qui s’oublie

Sophie gère tout.
Elle n’a plus de hobby.
Plus de temps seule.

Elle se dit : “Un jour, ils comprendront.”

Mais elle n’a jamais exprimé son épuisement.


🔹 Le restaurant jamais proposé

Tu veux aller dans un restaurant précis.
Tu rêves d’un week-end.

Mais tu attends qu’on propose.

Pourquoi ne pas dire :

“J’aimerais qu’on aille là-bas.”
“Ça me ferait plaisir que tu m’invites.”

Demander n’est pas mendier.
C’est communiquer.


Se prioriser n’est pas devenir égoïste

Il ne s’agit pas d’arrêter d’être gentil.
Il s’agit d’un ordre :

  1. Je prends soin de moi.
  2. Je me stabilise.
  3. Je me nourris.
  4. Ensuite, je partage.

Un verre vide ne remplit personne.


S’aimer concrètement

Ça veut dire :

  • Bloquer du temps pour soi.
  • Apprendre à se faire plaisir.
  • S’offrir ce qu’on valorise.
  • Organiser son propre week-end.
  • Dire : “Aujourd’hui, je me repose.”

Monsieur, cela veut dire arrêter d’attendre qu’on te surprenne.
Madame, cela veut dire arrêter de culpabiliser quand tu te choisis.


La responsabilité du bien-être

Personne ne peut :

  • Lire dans ta tête.
  • Deviner tes attentes.
  • Ressentir exactement ce que tu ressens.

Communiquer ses besoins est sain.
Organiser son bien-être soi-même est mature.


La gentillesse est belle.
La générosité est noble.
Mais l’auto-abandon n’est pas une vertu.

Se prioriser, ce n’est pas trahir les autres.
C’est éviter de leur en vouloir plus tard.

Le bien-être ne se délègue pas.
Il s’organise.

Et quand tu apprends à t’aimer suffisamment pour ne plus attendre que le monde le fasse à ta place…

Tu deviens libre.
Responsable.
Aligné.
Apaisé.

Bref.