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À 50 années passées, on ne peut plus faire semblant de découvrir la vie.
On a un vécu.
On a des cicatrices.
On a des réussites.
On a des regrets.
Et surtout — on sait à peu près qui l’on est.
On sait ce que l’on veut.
On sait ce que l’on ne veut plus.
On commence à comprendre comment le monde fonctionne — dans ses grandeurs comme dans ses illusions.
Alors pourquoi écrire ?
Pas pour donner des conseils.
Encore moins pour prétendre avoir des solutions aux problèmes des adultes.
Je n’ai pas terminé de régler les miens.
Mais j’ai toujours eu soif de faire un retour d’expérience.
Écrire pour transmettre, pas pour corriger
Ce blog n’est pas un tribunal.
Ce n’est pas une thérapie publique.
Ce n’est pas un espace pour régler des comptes.
C’est un lieu de transmission.
Comme le dit Alain de Botton :
« L’un des grands rôles de la culture est de nous rappeler que nous ne sommes pas seuls dans nos difficultés. »
Si j’écris, ce n’est pas pour exposer des vérités absolues.
C’est pour rappeler que les erreurs, les doutes, les contradictions font partie du parcours humain.
Je pense que nous avons tort de laisser les générations suivantes reproduire nos erreurs simplement parce que nous avons eu peur, ou honte, de leur dire certaines vérités au moment opportun.
Nos enfants n’ont pas besoin de parents parfaits.
Ils ont besoin de parents lucides.
Dire sa vérité, sans l’imposer
Alors oui, je vais dire ma vérité.
Pas la vérité.
Ma vérité.
Comme l’écrivait Montaigne :
« Je ne peins pas l’être. Je peins le passage. »
Je ne prétends pas figer une conclusion.
Je décris un cheminement.
Certains écrits pourront piquer.
Certains pourront déclencher.
C’est inévitable.
Mais si une réflexion dérange, c’est peut-être qu’elle touche quelque chose de vivant.
La contradiction n’est pas un danger.
C’est souvent de là que jaillit la lumière.
Osons la discussion — avec rigueur
Je ne cherche pas l’adhésion.
Je cherche la discussion.
Mais faisons-le correctement :
- Laissons nos émotions à leur juste place.
- Évitons les attaques personnelles.
- Appuyons-nous sur des faits.
- Cherchons des références scientifiques lorsque c’est pertinent.
- Restons courtois.
L’objectivité parfaite n’existe pas.
Mais l’effort d’objectivité est un choix.
Partir du réel
Dans un premier temps, nous allons faire quelque chose de simple :
Saisir des événements.
Des anecdotes.
Des situations vécues.
Les observer.
Les analyser.
En tirer des réflexions.
Vos commentaires, vos désaccords, vos angles différents seront utiles.
Qui sait ?
Peut-être qu’un jour, nous irons encore plus loin avec ces idées.
Pour mes enfants — et pour les vôtres
Ce blog commence par mes enfants.
Mais il ne s’arrête pas là.
Si ce que j’écris peut aider une génération à :
- se comprendre plus tôt,
- éviter certaines dépendances,
- poser des limites plus tôt,
- choisir plus consciemment,
- penser avant de s’engager,
alors le pari sera gagné.
Pas parce que j’aurai raison.
Mais parce que nous aurons osé réfléchir ensemble.
Comme le disait Albert Camus :
« La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. »
Écrire, pour moi, c’est cela :
donner au présent ce que j’ai compris — imparfaitement — pour éclairer un peu l’avenir.
Bref.